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VOILA NIGHT INTERVIEW- BAFA MASTAKI

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Mastaki+Bafa
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L’équipe VOILA NIGHT ont suivi de près le concert donné par BAFU MASTAKI a l’institut français ce Samedi.

L’artiste de retour à Kinshasa nous a accordé une interview, dans laquelle il nous parle de son art, de ses projets et du message qu’il veut faire passer aux Congolais.

Après une longue période passée a l’étranger, Mastaki nous promet un renouveau et un enrichissement de la Rumba congolaise.

Q.Voila : comment vous présentez vous au public congolais qui vous découvre aujourd’hui ?

R. Mastaki : Je me présente comme un musicien même s’il est vrai que j’apporte une nouvelle approche musicale à la rumba congolaise qui est un patrimoine national. Mais il faut savoir qu’il manque un certain nombre de chose à cette rumba et c’est ce manque que je viens combler. La rumba congolaise doit être enrichie. On doit pouvoir l’écrire en partition, par exemple.

Q. Voila : Quelle sera la particularité du concert de ce soir à l’Institut Français ?

R. Mastaki : Le répertoire de soir sera composé des chants anciens et parfois même oubliés du public. Ce sera une belle soirée au cours de laquelle on va ressusciter les belles vielles mélodies du Kivu.

Q. Voila : Avez-vous d’autres concerts de prévu ?

R. Mastaki : Apres ce concert, je me produirai partout où je serais invité. Ce premier concert est le premier d’une longue série de productions surtout après ma longue absence de la scène musicale de mon pays.

Q. Voila : Avez un message particulier ?

R. Mastaki : Oui, je rends d’abord hommage à Tabu Ley, icône de la rumba congolaise, qui nous a quitté et je félicite tous ceux qui ont contribué au retour de la paix dans mon Kivu natale.

CONCERT REUSSI POUR SON RETOUR SUR SCENE

 

C’était un rendez-vous qu’il ne fallait surtout manquer à aucun prix. Le concert de Bafa Mastaki, programmé ce samedi 07 décembre, à l’espace des spectacles de l’Institut français, a effectivement eu lieu.

Accompagné d’un groupe très restreint des professionnels de la musique notamment le jazzman Gaby Wadigesila, la chanteuse Esther, une danseuse et un percussionniste, Bafa Mastaki a plongé le public dans un mélange des mélodies et rythmes puisés dans les tréfonds des grands lacs ; entendez le Kivu, une province de la partie Est de la Rdc, d’où il est originaire.

Au-delà de l’ambiance mélodieuse, Bafa Mastaki n’est pas passé à côté de l’essentiel qui, pour lui, est de jouer véritablement le rôle de défenseur des valeurs permettant  de vivre harmonieusement dans la société.

 

Dans ses chansons, richement conçues dans diverses langues, partant du swahili, sa langue maternelle en passant par le français, l’anglais et le lingala, les thèmes fondamentaux soulèvent les questions liées à la guerre, à la paix, et à l’espoir.

Mais il chante aussi en griot pour lancer un appel au changement des comportements, surtout à l’égard des jeunes garçons qui s’adonnent à la drogue, avec toutes les conséquences que ce mode de vie implique ; et aux jeunes femmes qui ont un accoutrement léger, exposant ainsi leur corps au risque du viol de la part de ceux qui ne peuvent endurer cette aisance exagérée.

Ce concert était placé sous deux principaux signes. D’une part, Bafa Mastaki a voulu célébrer la fin de la guerre dans l’Est de la Rdc, en proie à plus de deux décennies de violences qui ont détruit des familles et ont coûté la vie à plus de 6 millions de personnes ; et d’autre part, c’était également l’occasion de rendre un hommage mérité au seigneur rochereau, une grande source d’inspiration pour beaucoup de musiciens tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur.

APRES SON CONCERT, l’artiste musicien Mastaki s’est dit satisfait de ce premier concert. Il remonte sur la scène quatre après et pour lui c’est un bon début. ANGALIYENI, WAWA et JUU YA NINI sont quelques-uns des titres du répertoire qu’il a présenté. Il se prépare donc pour une plus grande production, à l’Olympia de Paris, l’année prochaine.