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TONY SAD : LA MUSIQUE NIGERIANE EST UNE DERIVATION DE LA MUSIQUE CONGOLAISE

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Le rappeur Tony Sad qui est l’un des précurseurs du mouvement hip hop en RDC séjourne actuellement à Kinshasa. Devenu producteur, Tony Sad est venu dans la capitale congolaise pour dénicher des talents à produire mais également pour réaliser le clip de la chanson « Zonga sima », le morceau très dansant du moment qui le met en scène en collaboration avec d’artistes locaux tels que Yoro Swagg alias ‘’Tambwe Sauveur’’ et Mapipo qui chante et fait des animations en Kikongo, une des langues nationales de la RDC. L’équipe de voilà les a rencontré pour vous ; voici la première partie d’une longue interview exclusive qu’ils ont bien voulu nous accorder.

 

  1. Voila Night: Bonjour Tony Sad. C’est un immense honneur de vous accueillir sur voilà night. Un petit clin d’œil aux nombreux internautes qui vous suivent à travers le monde ?

 

  1. Sad : Salut les tchateurs et tchateuses, les internautes. C’est Tony Sad. Une interview exclusive rien que pour vous. Vous en saurez un peu plus sur moi.

 

  1. Voila Night : Quel est l’objet de votre séjour à Kinshasa actuellement ?
  1. Sad: Je suis venu pour tourner quelques images du clip de la chanson ‘’Zonga sima’’. C’est vrai que le style de la chanson ne me ressemble pas à la base ; parce que les gens me connaissent en tant que rappeur. Mais il ne faut oublier que je suis producteur à côté de ça. Et la musique, c’est une mutation sonore. J’ai composé cette chanson chez moi. Et un jour, alors que j’étais de passage au Kwilu Bar, j‘ai donné le morceau  au DJ. La réaction était fulgurante et étonnante. Voilà comment le morceau est né. J’ai invité quelques artistes notamment Yoro Swagg autrement appelé « Tambwe sauveur » ; il a d’ailleurs une très belle histoire à raconter parce que c’est un ancien enfant soldat. Une histoire qui m’a beaucoup touché. J’ai aussi invité Mapipo, artiste très talentueux qui chante en Kikongo. La production des artistes locaux, c’est le but principal pour moi ; surtout qu’on m’avait beaucoup parlé de ces deux jeunes gens. Il fallait absolument que je le rencontre pour entrevoir une collaboration avec eux.

 

  1. Voila Night : Vous n’avez pas tort de dire qu’à la base ce style de musique ne vous ressemble pas. ‘’Zonga sima’’ est un morceau 100% dance. Qu’est-ce qui explique ce virage pour un artiste passionné des textes comme vous ?

 

  1. Sad: Ce morceau c’est que de la danse, c’est vrai. Mais il ne faut pas oublier qu’avant d’être rappeur, je suis de cette culture. Le rap n’existait pas quand je suis né. On swinguait sur du Papa Wemba, sur du Djuna Djanana, Viva La Musica, Koffi Olomide… etc. C’était mes artistes à moi. J’ai grandi avec ça. Le rap est venu après. Le rap est arrivé quand on a commencé à regarder Mtv, etc. En plus, moi, je n’ai pas regardé le Mtv du câble ; moi, c’était le Mtv d’une cassette VHS qu’on me prêtait par des amis. Le rap, c’était un choix musical parce que je trouvais qu’il y avait un peu trop de seben. Et depuis quelque temps, la musique a évolué. Aujourd’hui, il y a le créneau de la musique nigériane qui, pour moi, est une dérivation de la musique congolaise. Le congolais a tout inventé mais malheureusement personne ne le reconnaît. Et voilà, je me suis dit que je vais un peu retourner dans cette musique pour leur prouver qu’on est capable de le faire. C’est très bien ce que font Fally, Ferre et les autres. Ils sont très forts dans ce domaine-là ; et moi personnellement, je n’ai pas leur talent. J’ai le talent électronique puisque je suis ingénieur de son. Je me suis proposé de faire un mix de la musique congolaise et de ce que les artistes nigérians sont en train de nous piquer.

Vous pouvez suivre l’intégralité de cette interview en vidéo en entendant la suite en version texte très prochainement sur votre site : www.voila.cd