NOUVELLES
 PROMOTION SPÉCIALE
 EVÉNEMENTS

STROMAE : "JE NE SUIS PAS PLUS AFRICAIN QUE JE SUIS EUROPEEN"

:::
Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInEmail this to someone

Stromae, c’est certainement le chanteur francophone qui a le plus cartonné en 2013. Avec son album “Racine Carrée” et ses tubes ‘Formidable’, ‘Ta fête’ ou ‘Papaoutai’, le Belge est plus que jamais sur le devant de la scène. Pourtant, le chanteur de 29 ans n’est pas à l’aise avec son statut de star et le rappelle dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique.
Il est actuellement en tournée en France et l’an prochain, il sera en Afrique pour une série de concerts qui s’annoncent inoubliables. Stromae, né Paul Van Haver de son vrai nom, se fait une joie d’aller à la rencontre de son public africain comme il l’explique au magazine Jeune Afrique.
Après avoir parlé de son métier qu’il considère comme étant beaucoup moins important que d’autres, Stromae s’est également confié sur ses peurs du système ou plutôt de la vie de stars que réclame la célébrité. Interrogé sur le contrôle de son image, le chanteur dévoile : “Je suis maniaque. C’est ma manière de compenser, d’apaiser l’angoisse qui me saisit quand je dois décider”. Et d’ajouter : “Je ne suis pas un héros même si on m’a collé l’étiquette de star. J’ai peur de me tromper, peur de déplaire, peur de ne pas être à la hauteur de l’image qu’on a de moi”.
Originaire d’Afrique, né et élevé en Belgique, Stromae ne veut cependant pas rentrer dans une case. A propos de ses concerts africains, il explique : “Je ne veux pas jouer à l’Africain, débarquer sur scène avec un “salut mes frères et sœurs”, tomber dans les clichés du retour aux racines […] ou sur du ‘I love Africa’ alors que toute mon éducation, mon ‘making of’ je les ai reçu en Belgique, entre les quartiers nord de Bruxelles, et un pensionnat de jésuites en Ardenne. Sur le plan musical, c’est vrai je n’ai jamais été aussi proche de l’Afrique, mais Je ne suis pas plus africain que je suis européen. Je suis de nulle part”, a conclu Stromae avec une honnêteté rare. Le chanteur belgo-rwandais reconnait par ailleurs qu’il existe une autre Afrique que celle présentée par les médias. Il croit en cette Afrique qui n’est ni misérable, ni pitoyable.

Stromae est également revenu sur le décès de son père causé par le génocide de 1994 ; mais il a martelé sur son incapacité actuelle à fouiller sur le passé de son père. « Cette histoire-là m’est personnelle et quand j’irai sur les traces de mon père disparu je voudrais être seul et surtout pas médiatisé. Je ne serais pas Stromae en ce moment-là ! Je serais juste le petit Paul à la recherche de son père. L’intégralité de cette interview est à lire dans le dernier numéro du magazine Jeune Afrique.

[fbcomments]