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PEOPLE : DECOUVREZ 9 FEMMES QUI ONT FAIT AVANCER L’AFRIQUE EN 2014

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Sélectionnées par neuf journalistes au monde.fr qui couvrent l’actualité du continent africain, ces femmes viennent d’horizons bien différents ; mais chacune à sa manière a fait avancer le continent africain. Et à la grande différence d’autres classements, ces femmes n’ont pas été choisies pour leurs fortunes ni pour leurs influences.

La première est la Kenyane Lupita Nyong’o

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Elle semblait faite pour ça : incarner une femme universelle qui soit aussi une femme noire, à la beauté et la grâce si éclatantes qu’elles ont des vertus étonnantes. Comme celle de révéler d’autres femmes à elles-mêmes. Lupita Nyong’o n’a pas besoin de dire « Africa is beautiful » (l’Afrique est belle), elle en fait la démonstration à chaque instant. Un exemple ? Quelques semaines avant les Oscar, Lupita Nyong’o était invitée à la remise des prix décernés par le magazine Essence aux femmes noires d’Hollywood.

Pour son discours, elle a décidé de lire la lettre d’une toute jeune fille, qui lui avait écrit pour annoncer avoir renoncé aux crèmes éclaircissantes pour la peau, ayant compris en la regardant que oui, de toute évidence, on pouvait être noire et belle. Et merveilleusement bien dans sa peau. Cela s’appelle servir de modèle.

Souad Dibi, pour son féminisme participatif

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Souad Dibi vit depuis trente ans à Essaouira, une province du littoral atlantique marocain aux innombrables attraits touristiques. Mais, selon des indications de l’Initiative nationale pour le développement humain, la région connaît aussi un taux de pauvreté de plus de 30 % qui touche d’abord la jeunesse et les femmes. Chaque année, son association El Khir (bienfaisance en arabe) accompagne en moyenne 120 femmes à retrouver une autonomie en les formant à des activités génératrices de revenus : cuisine, pâtisserie, services à la personne… Rien ne prédestinait cette ancienne couturière de 48 ans à se dévouer à la réinsertion socioprofessionnelle des femmes d‘Essaouira.

Hela Cheickhrouhou

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Sa route était toute tracée dans l’univers doré des salles de marchés mais elle a choisi de laisser tomber les bonus de la Citibank pour « faire du développement » et donner du sens à une vie qu’elle ne voyait pas limitée à la recherche « de profits à court terme pour satisfaire l’appétit toujours plus grand des actionnaires ».

Lorsqu’on rencontre aujourd’hui la tunisienne Hela Cheikhrouhou, à la tête du tout nouveau Fonds vert pour le climat, on a du mal à imaginer que cette femme fluette et réservée, d’une petite quarantaine d’années, a régné sur des bataillons de golden boys en Tunisie et au Maroc. C’était une autre vie.

 

Juliana Rotich

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Juliana Rotich et ses amis kényans, blogueurs et informaticiens de talent, ont fait montre de leur capacité à agir dans le monde virtuel pour transformer le réel. Ensemble, ils avaient créé, dans l’urgence des violences postélectorales de 2007, le premier logiciel open-source « made in Africa », Ushahidi, pour cartographier les dégâts et les témoignages. De quoi attirer l’attention des fondations philanthropiques américaines et des mastodontes de la Silicon Valley qui lorgnent sur l’Afrique, terre numérique presque vierge et marché prometteur.

 

Patrima,

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Si les rythmes des chansons de Patrima sont joyeux et entraînant, ses paroles peuvent être graves. « Dans mes textes, je défends la cause des femmes, assure-t-elle. En Afrique, elles n’ont souvent pas les mêmes droits que les hommes et sont parfois victimes de violences conjugales… Rien, absolument rien, ne peut justifier le fait qu’un homme lève sa main sur une femme ! » Ici comme ailleurs, ce sont des choses qui restent généralement confinées dans le couple. Elle, elle les raconte sans tabou dans ses chansons et tente de faire passer ses messages. Elle dénonce notamment les ravages de la polygamie : « Elle fait naître de la jalousie entre les femmes et donc des tensions qui peuvent être graves. Il faut comprendre que, même si plusieurs femmes partagent le même mari, une seule est considérée comme l’officielle… »

Marie-Thérèse

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Pour Marie-Thérèse, 63 ans, offrir sa vie à Dieu ne suffisait pas. En 1987, alors qu’elle avait déjà passé la moitié de sa vie au couvent de Brazzaville et qu’elle visitait comme chaque jour les prisons de la capitale congolaise, elle tomba sur Albert, un enfant de trois ans qui vivait avec sa mère incarcérée pour meurtre. Elle décida de se s’occuper de lui jusqu’à la sortie de prison de sa mère. Cela allait changer sa vie. Elle emporte Albert au couvent et passe de soeur à maman.

Feddy Tesha

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Feddy considère que son parcours n’a rien d’exceptionnel. Elle a juste bénéficié, quand elle n’avait que quelques vaches, d’un cours de trois semaines du gouvernement tanzanien qui lui a ouvert les yeux sur le marché laitier. Elle considère que des centaines de paysans peuvent, comme elle, « passer à l’échelle », c’est-à-dire de la survivance à la production de masse. La coopérative qu’elle prépare aura en son coeur une ferme modèle où seront dispensés des cours qu’elle énumère avec gourmandise: pratiques modernes de production laitière, architecture des fermes laitières, les soins vétérinaires, le stockage du foin et l’usage des silos à grain, la manipulation hygiénique du lait, le bio-gas et l’énergie solaire, la collecte des eaux pluviales, la préparation de pâturages résistant à la sécheresse et à haute valeur nutritive, l’insémination artificielle.

Colette Kitoga

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C’est en 1996 que débute son engagement. Après vingt années passées en Europe où elle a étudié la médecine, la jeune femme rentre en République démocratique du Congo. La guerre éclate. Le sort dramatique des femmes et des orphelins la bouleverse. Son petit appartement de Bukavu se transforme en nurserie. « Beaucoup de mères mourraient en couche. Je me suis retrouvée avec quinze nouveaux nés sur les bras. Je n’avais même pas de lait à leur donner. Je les ai confiés à des familles ».

Zanelle Muholi

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Quadragénaire originaire du Kwazulu Natal, une province du littoral est de l’Afrique du Sud, Zanele Muholi s’est rendue célèbre ces dernières années pour son travail centré sur la vie des femmes homosexuelles noires de l’Afrique du sud post-apartheid. Un travail à travers lequel elle dénonce les violences dont celles-ci sont souvent victimes, et auquel il semble être devenu rare de ne pas se référer en évoquant le sujet.

 

 

 

Voilanight, article tiré du monde.fr