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PEOPLE : AFFAIRE SAISAI, LA JEUNE FILLE PRESUMEE VIOLEE A TROIS AGES !

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Fiston SAISAI
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L’affaire du viol d’une présumée mineure par l’artiste comédien Fiston Mafinga prend des proportions aussi dangereuses que compromettantes pour la carrière de ce dernier. Déjà incarcéré à la prison centrale de Makala, le public présent à l’audience d’hier Jeudi 5 Mars a été étonné d’entendre le ministère public requérir 20 de prison ferme contre Saisai.

Pour le ministère public, l’artiste Fiston Mafinga est coupable de viol sur une mineure de 16 ans. Il fonde son réquisitoire sur les propos de la jeune fille qui sont restés, selon l’organe de la loi, cohérents devant l’Officier de police judiciaire, devant le Parquet ainsi que durant le procès. En ce qui concerne les preuves pour étayer leurs réquisition, le ministère public a démontré que la seule absence de consentement, dans le chef de la fille et sa minorité, sont les éléments constitutifs de l’infraction de viol ; en fait comme en droit.

Dans son argument, le ministère public a insisté sur le fait que la jeune fille a été  victimes de sévices sexuels avec violence dans la nuit du 26 au 27 janvier, entre 22H et 01H ; sévices sexuels pendant lesquels elle a perdu sa virginité.

Au regard des faits qu’il a retenu contre le comédien Saisai, le ministère public a demandé au Tribunal de condamner le prévenu Saisai au paiement d’une amende d’un million de FC, dans le délai légal. A défaut de paiement, qu’il soit condamné à 30 jours de délai subsidiaire, et 7 jours de contrainte par corps.

Pour les avocats des Saisai, il s’agit d’un montage qui ne repose sur aucune preuve inculpant leur client et se fondent sur les rapports de différentes expertises ordonnées par le tribunal des grandes instances qui connait l’affaire.

Pour la défense, les expertises des deux médecins légistes démontrent que la jeune fille n’a jamais été violée et l’expertise de la société de téléphonie cellulaire prouve que la fille est majeure. Après enquêtes, les avocats de Saisai ont démontré que la victime avait déclaré être née en 1998 ; mais à Vodacom, elle avait présenté une attestation de perte de pièces indiquant qu’elle était née en 1994 ; tandis qu’à son école, son dossier signale qu’elle est née en 1997.

Mais le ministère public a demandé au tribunal de rejeter les résultats des expertises et de condamner Saisai à 20 ans de prison ferme.

Pour la défense, puisqu’aucune preuve sérieuse n’existe contre Saisai, il faut que celui-ci soit simplement libéré et blanchi.

Entretemps, la sœur de la jeune fille violée s’est constituée partie civile au procès et exige le paiement de 100.000 $ à leur famille à titre de dommages et intérêts.

« Pour le docteur Tshomba, un des médecins légiste qui a consulté la fille, il est impossible qu’une fille vierge violée par cinq hommes adultes puisse se tenir sur ses jambes et rentrer bonnement à la maison ».

«  Pour les habitants du quartier où la fille aurait été violée, il est impossible que pareille chose arrive, entre 22H et 01H, sans personne ne remarque ».