NOUVELLES
 PROMOTION SPÉCIALE
 EVÉNEMENTS
Voila Banner 728 x90

PAPA WEMBA, LE MAITRE D’ECOLE

:::
Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInEmail this to someone
Voila Banner 468×60

PAPA WEMBA, LE MAITRE D’ECOLE

Papa Wemba était absent de Kinshasa pendant toute la période de festivités de fin d’année 2013. Il se départageait entre le studio à Paris où il enregistre son tout dernier album « Maître d’école » et des productions ci et là, dans différents pays du continent africain. L’équipe de voilà night l’a rencontré à son retour dans la capitale congolaise ; il nous a retracé son parcours et parle de la surprise qu’il réserve à tous ses fans dans la réalisation de son opus qui avait été annoncé pour ce mois de février.

Voilà                     : vous étiez en dehors du pays depuis un certain temps, pourriez-vous nous parler de votre parcours ?

P. Wemba             : vers la fin de l’année dernière, j’étais invité par une personnalité opérant dans la téléphonie cellulaire à Niamey au Niger pour une production. Souffrez que je taise son nom ! J’ai partagé la scène deux fois de suite avec les Psquare, c’était un grand moment de plaisir, un vrai bonheur. Et en janvier, je suis allé à Conakry qui est la capitale de la Guinée pour une autre production. Là, je reviens de Brazzaville ; en même, je sautais de studio en studio pour travailler sur mon album qui m’a pris beaucoup d’énergie et beaucoup de thunes. Ça fait deux ans que je bosse dessus. D’ailleurs sa sortie était prévue pour la fin de ce mois de février mais j’ai eu des contacts notamment avec Obi News Tv qui souhaitent m’accompagner dans la communication et d’autres stratégies pour la sortie de cet opus. Nous avons jugé bon de la repousser pour la fin du mois de mai de cette année. Prenons patience ! Ne dit-on pas que « la patience est la longueur du temps » ! On va attendre. Moi aussi, j’attends.

Voilà                      : il y a beaucoup de collaborations dans cet album, quels sont les artistes qui y ont participé ?

P. Wemba              : il y a une collaboration assez remarquable dans cet album ; notamment avec Jossart NYOKA LONGO qui est un grand chanteur de la rumba congolaise, patron d’un grand groupe musical le Zaiko Langa Langa, un patrimoine national. Je salue également le côté professionnel de JB MPIANA qui s’est déplacé de Kin à Paris expressément, en Business class s’il vous plait ! Il s’est lui-même pris en charge pendant tout le séjour, il est venu en studio, il a tracé sa voix… c’est fabuleux et ça me touche énormément. Pour Barbara KANAM, je n’ai rien à dire ! La chanson qu’elle a interprétée était écrite sur mesure pour elle. Vous allez écouter. J’ai également fait appel à une artiste ouest-africaine issues d’une famille bien connue dans le monde des artistes, à savoir la fille de KOUYATE du Mali, nous avons fait un duo dans le morceau que j’ai intitulé Africain comme toi.

 

 

Voilà                      : l’album est très riche en participation mais vous en êtes où par rapport à son évolution ?

P. Wemba              : en pourcentage, je dirai que je suis à 90% déjà. L’album est presque fini ; j’en ai clipé certains titres qui passent déjà ailleurs. Soyez patient, attendez encore ! C’est pour très bientôt la dégustation.   

Voilà                     : pourquoi l’intitulé « Maître d’école » ?

P. Wemba             : pour rafraîchir votre mémoire, je crois que vous êtes sans ignorer que Viva la Musica est une grande école. Viva la Musica a engendré beaucoup d’artiste. Je suis donc le maître absolu de cette école. L’école, c’est Viva la Musica et ça n’a rien à voir avec d’autres écoles. Maître d’école, rumba na rumba, c’est mon album. La rumba, je l’ai toujours décrite comme un genre musical qui n’attrapera jamais de ride, alors jamais de la vie. Elle est omniprésente dans nos mémoires, dans nos maisons, dans nos voitures et partout. Hier, nous avons dansé sur ” Marie -Louise ngai na yo” avec Wendo Kolosoy, Grand Kalé, Tabu Ley mon mentor et tant d’autres et aujourd’hui, nous continuions à savourer la rumba avec Fally Ipupa, Ferre Gola, Mpiana et d’autres. Ils font la fierté de notre musique.

 

Voilà                     : l’autre actualité qui a fait le buzz sur le net et aux petits écrans, c’est celle de votre baiser avec l’animatrice angolaise Rihanna. Qu’avez-vous envie de dire là-dessus ?

P. Wemba             : c’est vrai que ç’a fait le buzz mais juste après je me suis rattrapé. J’ai des grands enfants quand-même. Ce sont des caprices de la vie artistique. De fois, on prend des coups de têtes comme ça, des coups de folie qui sont passagers. Il ne faut même pas nous éterniser là-dessus. C’était juste un buzz et c’est fini. Ma femme en était choquée, je me suis fait comprendre et elle m’a dit que cela ne reproduise plus.

Voilà                     : et ce sera la dernière fois, on l’espère ?

P. Wemba             : espérons-le ! L’homme au départ est bête et ce n’est qu’après qu’il se ressaisi. Il regarde son rétroviseur et  se dit de changer de fusil d’épaule, ne plus commettre certaines erreurs.

Voilà                     : petite question sur l’origine de votre nom « le petit Rossi », ça vient d’où ?

P. Wemba             : c’est juste mon rétroviseur que j’ai regardé. Je n’ai pas commencé ma carrière aujourd’hui. J’en ai 44 ans. Je devais avoir une dizaine d’années dans mon quartier Matonge où j’ai grandi quand les gens m’appelaient petit Rossi. C’est par rapport à ma voix. Elle était très fine comme celle d’un oiseau. Rossi c’est le diminutif de Rossignol. Beaucoup de gens ont eu des sobriquets un peu tard, moi non.

Voilà                     : dernière question, le 10 février passé était une grande date pour la SAPE. Quelle impression avez-vous pour cet événement ?

P. Wemba             : je respecte et salue la mémoire de Stervos Niarkos qui fut un de ceux qui ont révolutionné ce côté SAPE. Il savait en parler et si aujourd’hui certains sapeurs se reconnaissent en lui, je n’aurai plus qu’à dire paix à son âme. Le pape de la religion Kitendi avait dit qu’il ne valait la peine de le pleurer à sa mort. Il a dit que l’on s’habille, que l’on marche et que l’on parle ; parole de Stervos Niarkos.

Merci de m’avoir reçus sur Voila night