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MARYSE NGALULA, L’ARTISTE DU CINQUANTENAIRE SE REVELE

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Primée “Artiste du Cinquantenaire” par le Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa en 2010, et lauréate du Festival-concours Kin Ndule organisé à Kinshasa par le Centre culturel français en 1998, Maryse Ngalula, la chanteuse à la voix puissante et grave revient de sa prestigieuse conquête du public international avant de se consacrer à la séduction de cet autre public congolais duquel elle tire ses origines.

Native de Kananga, une ville d’une des provinces de la RDC, Maryse Ngalula s’est initiée à l’art musical depuis sa tendre enfance à côté des membres de sa famille, notamment son père et un de ses frères. Et après l’obtention de son baccalauréat dans l’option commerciale, Maryse Ngalula se décide de se consacrer entièrement sur sa carrière musicale. Elle connait un parcours extraordinaire avec plusieurs tournées un peu partout, en Afrique comme dans le reste du monde. Actuellement, elle est à Kinshasa pour la réalisation de certains projets. Notre équipe est allée à sa rencontre, voici son interview.

Voilà : qui est Maryse Ngalula ?

Maryse : je suis artiste musicienne, interprète et compositeur. Je suis issue d’une famille de douze enfants dont je suis la huitième. Ma famille est une famille de musiciens, en commençant par mon père, suivie de ma mère et mes frères. Ils font tous de la musique. Personnellement, j’ai commencé ma carrière en 1998.

Voilà : comment avez-vous démarré votre carrière en 1998 ?

Maryse : j’ai toujours eu cette influence de ma famille comme  je vous l’ai dit tantôt. Mais d’une certaine manière, c’est en 1997 d’abord, que j’ai eu la proposition d’un des amis qui me suggérait de passer à la télé pour faire connaître mon art. Il me demandait de passer dans une émission de la Radiotélévision Nationale Congolaise (la RTNC) ; l’émission s’appelait Barzar de Wamushala. Ça existe encore jusqu’à ce jour. Je suis passée et ce jour-là quelqu’un me regardait. Il s’agissait de l’ambassadeur de France de cette époque. A ses côtés se trouvait un autre monsieur qui s’appelait Claude Briot. Ils m’ont contacté et m’ont proposé de participer à un festival-concours qu’ils organisaient. Je me suis présentée et j’ai passé le concours puis j’ai remporté le premier prix dans la catégorie solo. Et voilà le départ.

Voilà : vous faites quel style de musique ?

Maryse : je dis toujours que je fais simplement de la musique. Une musique qui résulte d’un mélange de plusieurs styles, mais le tout basé sur le Mutwashi qui est le style folklorique traditionnel de luba.

Voilà : on compte du bout de doigts les artistes féminins que comptent la RDC mais Maryse Ngalula est une figure quasi inconnue au pays. Où évoluez-vous ?

Maryse : c’est vrai! J’ai beaucoup plus évolué à l’extérieur du pays. J’ai passé plusieurs années en Afrique du sud qui était ainsi devenu ma base. Et depuis quatre ans, j’évolue en France. Je fais de tournées un peu partout dans le monde jusque dans les îles. Dernièrement, on était à Madagascar, aux îles de Comores, au Vietnam avec le groupe qui m’accompagne. Je suis également sur la scène ici à Kinshasa même si ce n’est pas fréquemment mais je suis là.

Voilà : combien d’album avez-vous sur le marché ?

Maryse : j’ai des albums mais pas comme on a l’habitude d’en trouver ici avec dix, douze ou quatorze titres. Depuis 2004, j’ai sorti deux singles. Le premier s’appelle Egoli qui veut dire « la terre de l’or ». Et le tout récent porte le titre de « Ma Différence » comme pour me résumer dans tout ce que j’ai  fait dans ma carrière. Et aussi pour marquer nos différences non pas comme de motif de supériorité ou d’infériorité mais tout simplement comme un apport autre que ce qu’autrui peut apporter. Dans cet album Ma Différence, il y a même un titre que j’ai intitulé « Scène égale ». Ce n’est pas le Sénégal du pays, c’est plutôt pour dire la scène égale. On est tous pareil et on a tous les mêmes chances tout en étant différent.

Voilà : quel est votre actualité ?

Maryse : alors j’ai beaucoup de chose à la fois. Je travaille sur le prochain album avec monsieur Ray Lema qui est mon directeur artiste. Il m’apprend encore à chanter et ça me plait bien. L’album n’est pas encore prêt. Ça pourrait l’être, si tout va bien, peut être vers la fin de cette année. Je ne l’ai même pas encore nommé mais il y a un titre que j’aime bien qui portera le titre de « Oko samba ». cette chanson parle de la reconnaissance sinon oko samba ( traduction). A part ça, à Kinshasa, actuellement, je travaille sur un projet que j’ai conçu et commencé depuis la fin de l’année 2012. Je conçois de monter un groupe de femmes musiciennes pour leur donner un peu de visibilité dans ce qu’elles font comme métier artistique. Je prépare donc un festival qui sera uniquement dédié aux femmes dans leurs différentes disciplines. J’en profite d’ailleurs pour exprimer toute ma gratitude à l’endroit de Monsieur Thierry Kabamba qui nous offert son cadre le Palm Beach pour les différentes activités qui constitueront les étapes de ce festival. Donc, il y aura des ateliers de formation avec entre autres formateurs monsieur Gaby Wadigesila, Cloé, etc. Moi –même, je suis formatrice. Je dispense plusieurs  formations notamment en chant, en harmonie et voilà.

Voilà : quel nom porte ce festival ? Et quand est-ce que ça commence ?

Maryse : ça s’appelle ‘’Basi na Musique’’ qui se traduit en français par les femmes dans la musique. Ça commence à partir du 03 mai par des formations. A la fin, il y aura deux concerts le 07 mai au centre Wallonie Bruxelles et le 09 mai au Palm Beach.

Voilà : un petit mot pour conclure ?

Maryse : c’est un plaisir de faire la connaissance du site voilà night. Je n’ai pas beaucoup de chose à dire. Sinon, j’encourage des belles initiatives. Merci

 

 

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