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LE FESTIVAL GOSPEL DE KIN PROMET DE MOMENTS DE GRANDES EMOTIONS

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Le 23 août prochain, à Kinshasa, au Théâtre de la Verdure se déroulera la quatrième édition du Festival Gospel de Kinshasa. Toutes les batteries sont en marche pour que le public kinois puisse vivre et assister à un événement hautement sensationnel. Déjà, l’eau à bouche est donnée avec la partie réservée aux concours qui est diffusée à la télévision. Et pour le jour-j, nous sommes allés à la source afin d’en savoir un peu plus sur l’occasion. Nous nous sommes entretenus avec la responsable de cet événement ; voici son interview :

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Voilà night : Pour ceux qui ne vous connaissent pas, comment vous présentez-vous à eux ?

Shara S. : Je m’appelle Shara Siluvangi. Je suis responsable événementiel chez 360 degré, qui est donc la branche de l’agence Pygma se chargeant essentiellement des événements. Je suis en charge de tout ce qui est promotion sur terrain, festival et autre.

Voilà night : La grande actualité à Kinshasa, c’est l’événement qui s’annonce par des affiches et panneaux publicitaires postés  un peu partout, à travers la ville. Et cela a un lien avec vous. Parlez-nous en, de quoi s’agit-il précisément ?

Shara S. : Il s’agit du festival de gospel ici sur Kinshasa qui en est à sa quatrième édition déjà; et dont le summum aura lieu ce 23 août au Théâtre de la Verdure. Nous avons essayé de faire quelque chose de différents par rapport aux éditions précédentes. Cette année, nous présentons ce festival sous un format de show télé.

Voilà night : Comment l’idée a-t-elle germé dans votre esprit ? Sur quelle base êtes-vous parti pour concevoir ce programme ?

Shara S. : Déjà à la base, nous sommes très fans du gospel, très fans de cette musique en tant qu’art. Et nous nous sommes rendus compte qu’ici à Kinshasa, il y a énormément de talent dans ce genre de musique. Nous, chez Pygma, ce qu’on essaie de faire, c’est de mettre en avant les jeunes talents. Donc, c’est cette envie de promouvoir et les jeunes talents et le gospel pour sa beauté ; mais aussi notre amour pour cette forme de musique que nous nous sommes dit pourquoi ne pas créer tout un festival sur le gospel ici sur Kinshasa.

 

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Voilà night : Quel objectif poursuivez-vous finalement avec ce festival ?

Shara S. : L’objectif, c’est de remettre Kinshasa un tout petit peu à sa place ; disons, à la place qu’elle a toujours occupée, à savoir la place centrale de la musique sur le continent africain. Que ça soit la musique mondaine selon l’appellation courante ou la musique populaire à laquelle d’ailleurs fait partie la musique gospel ; et bien nous, ce que nous recherchons, c’est de faire en sorte que Kinshasa soit le centre, comme je vous l’ai dit tantôt ; mais aussi de faire en sorte que ce festival du gospel soit un festival panafricain. C’est cela la vision que nous avons. On commence par chez, ensuite peut être, on réussira à faire venir d’autres personnes d’autres pays pour participer à ce festival.

Voilà night : Vous en êtes déjà à votre 4è édition, quel bilan pouvez-vous dresser au bout de quatre bonnes années d’expérience ?

Shara S. : Nous sommes à la quatrième édition, certes ; mais justement pour cette quatrième édition, nous pouvons dire que nous repartons à zéro. Pourquoi je dis ça, parce que c’est un tout autre format. Ainsi, le format que nous avons choisi cette année, c’est un format de show télévisé, c’est un concours. On élimine à la télé, on a des juges… enfin, le festival est proposé autrement que les précédentes éditions. Donc, cette édition commence par un show télé et finit par ce festival qui aura lieu le 23 août au Théâtre de la Verdure. Mais avant le jour du festival, vous avez pendant quatre semaines des groupes que vous voyez déjà à la télé. Nous l’avons un peu présenté dans le style de Miss Vodacom ou Vodacom Best of the Best qu’on a aussi eu à faire. Et l’idée, c’est que le public connaisse le groupe de gospel.

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Voilà night : Comment se passe la compétition ? Quelles sont les différentes étapes de ce concours de chant gospel ?

Shara S. : Nous avons commencé par des auditions avec une centaine de groupe qui se sont présentés. Nous en avons sélectionnés onze qui étaient les meilleurs puisqu’il fallait bien que l’on choisisse. Et je dois vous avouer que ce n’était pas facile parce qu’il y avait vraiment de bons groupes. Nous avions besoin de groupes qui étaient capable de performer, de chanter bien sûr puisque la voix, c’est quelque chose d’important. Mais le gospel, c’est beaucoup de chose aussi. Donc, parmi les onze groupes, il y a eu élimination au fur et à mesure que nous avançons vers le festival. Le but c’est qu’on reste avec cinq groupes au final que le public va devoir découvrir lors du festival.

Voilà night : Quelles ont été les conditions ou les critères de sélection pour choisir les groupes gospels devant competir ?

Shara S. : Le gospel évidemment c’est avant tout la voix. Nous avons également tablés sur la communication des émotions. C’est-à-dire, vous pouvez avoir un groupe de vingt-sept excellents chanteurs mais qui vous font passer aucune émotion. Comme aussi vous pouvez avoir un groupe de 27 chanteurs ou il y en a un qui se démarque ; et ça vous donne la chair de poule. Nous avions basé nos critères sur les émotions, sur la performance ; et c’est comme ça qu’on a pu choisir. Sinon, on ne s’en serait pas sorti parce qu’ils sont tous excellents. Combien de personnes ont-elles de belles voix à Kinshasa ? Donc, voyez-vous, on ne pouvait pas se caler que sur les belles voix.

Voilà night : Quand vous parlez d’émotions, à quoi faites-vous illusion de manière précise ?

Shara S. : Quand on parle du gospel, on voit la joie, la gaieté, la positivité. Et c’est ce gospel là que nous mettons en avant.

Voilà night : Y a-t-il de répartition en termes de catégorie ?

Shara S. : Non, pas spécialement. Nous n’avons pas fonctionnés sur des catégories. Nous avons juste laissés les groupes exprimer et sortir le meilleur d’eux-mêmes ; et qu’ils soient le plus originaux possible, en fait. Parce qu’on essaie vraiment de mettre en avant une autre génération de gospel.

Voilà night : La programmation de ce concours est déjà très avancée ; à quel niveau êtes-vous arrivés ?

Shara S. : Là, on est en préparation du festival du Théâtre de la Verdure. On travaille beaucoup ; et c’est le stress, c’est des insomnies, le mal de ventre… mais bon, c’est positif, c’est chouette, c’est pour une bonne cause, c’est pour une bonne vision

Voilà night : Quel est le prix à gagner pour le meilleur groupe ?

Shara S. : Le groupe gagnant pour cette édition décrochera une enveloppe de 5.000 dollars américains ; et il bénéficiera aussi d’une réalisation d’un clip que nous allons produire.

Voilà night : Et le deuxième groupe, le troisième ?

Shara S. : Il y aura de petits prix.

Voilà night : En tant que responsable de cet événement, quels sont les défis auxquels vous faites face dans l’organisation de ce concours ?

Shara S. : C’est assez difficile parce que déjà l’environnement n’est pas aisé. Travailler à Kinshasa, c’est chouette, il y a beaucoup de talent mais c’est la guerre. On se bat tous les jours. Le principal avantage qu’on a chez Pygma c’est qu’on a pratiquement tout. Au niveau production, on a des équipes, on a des matériels, on a tout. Donc, à ce niveau, c’est une difficulté qu’on a en moins. Une autre préoccupation, c’est de faire passer, peut-être pas seulement au public, l’entrain que nous avons du gospel, l’importance de ce festival et cette vision pour en faire un événement panafricain. Je crois que c’est cela la plus grosse difficulté que nous avons. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Kinshasa bien qu’elle soit ville remplie d’églises et de croyants et où on aime la musique ; le gospel ne rencontre pas le même enthousiasme qu’un concert de Fally ou de Werrason. Donc, ça c’est un peu difficile ; mais j’y crois et on y croit tous. On vient de commencer et il y a déjà un mouvement qui bouscule les choses, il y a plusieurs concours qui s’organisent ; c’est positif.

Voilà night : Vous n’avez aucun partenaire qui puisse vous soutenir financièrement ou matériellement ; mais vous continuez à avancer tout seul. Qu’est-ce qui vous motive autant ? Et que gagnez-vous à la fin ?

Shara S. : Il y a énormément de choses à gagner, notamment la satisfaction de faire quelque chose auquel on croit. On a travaillé sur des projets tels que Miss Vodacom, Vodacom Best of the Best, c’est bien, on y croit. Et là, nous sommes sur quelque chose de personnel et nous croyons à ce projet. Si ça ne rapporte pas d’argent, ça ne rapporte pas d’argent. On ne devrait faire de chose que parce que ça rapporte de l’argent. On fait aussi les choses simplement parce qu’on y croit et parce qu’on a envie d’aller jusqu’au bout puisqu’il y a une vision.

Voilà night : En quelques mots, comment les choses vont-elles se dérouler pendant le festival ? Aussi, est-ce que ce concours est ouvert au public ? Si oui, à quelle condition ?

Shara S. : Ce sera un réel festival qui va se dérouler sur un jour par contre. L’ouverture au public se fera à partir de midi. Donc le public pourra déjà avoir accès au cadre du Théâtre de la Verdure. Des groupes vont performer sur différentes scènes et il y aura un endroit pour les enfants. En fait, ce qu’on veut créer c’est une journée conviviale, un moment de communion où des gens viennent, écoutent de la musique, du bon gospel, mangent, boivent et visitent des stands. Et à partir de 18 heures, toute l’attention sera focalisée sur la scène centrale pour la dernière compétition à l’issue de laquelle sera élu le meilleur groupe gospel. Il y aura des invités, c’est une surprise que vous découvrirez le jour-j.

Voilà night : Quand vous dites que c’est à partir de 18 heures que les choses sérieuses vont commencer, c’est pour que ça prenne à quelle heure ?

Shara S. : Ce sera un show télé à ce moment-là ; et c’est assez classique, donc de 18 à 20 heures, voilà ! L’idée, c’est qu’on termine le festival vers 21heures au plus tard.

Voilà night : On termine cet entretien, quel peut être le message à passer à l’endroit de ceux qui regardent, de près ou de loin, ce grand festival autour de la musique gospel ?

Shara S. : Le message que je voudrais passer c’est qu’il ne faut pas voir cet événement tout simplement comme un festival sur le gospel. Oui, c’est vrai ç’en est un mais c’est aussi et surtout un projet parmi tant d’autres qu’on peut avoir pour notre pays. L’idée c’est de replacer notre pays vraiment là où il était. On peut faire ça par d’autres choses mais on peut également le faire par ce genre d’événement auquel on croit et le promouvoir pour l’extérieur aussi. Donc, quand on voit ce genre d’événement, c’est positif à l’extérieur et ça donne aux gens envie de revenir. Il faut voir ça comme ça ! Aussi, je tiens à le souligner, il y a énormément de talents ici en RDC, énormément je dis bien mais il faut les promouvoir. Comme je dis toujours la jeunesse, c’est l’avenir ; et les jeunes, il y en a tellement ici et il faut les mettre en avant.

Voilà night : Un petit mot sur voilà night ?

Shara S. : Voilà night, c’est très simple ; c’est le meilleur site internet de la RDC. Vous pouvez avoir toutes les informations concernant le showbiz, les évents… enfin tout ce qui se passe de bien ici en RDC. Et ce n’est pas que je rigole et non plus parce qu’ils sont en face de moi que je le dis ; c’est vraiment le meilleur.

 

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