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FOOT-RDC : LE « YOMBO » OU LA POISSE DANS LE FOOT KINOIS

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YOMBO
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Pour ceux qui suivent les matches de la LINAFOOT, de l’Epfkin, des ententes  urbaines de la LIFKIN et les Cercles de Football des Jeunes (CFJ), le football kinois a son jargon ou son langage familier. Passez du côté des stades Vélodrome, Cardinal Malula, Tata Raphael, Budha de N’djili, de Martyrs, et autres, vous en aurez plein les oreilles avec ces termes. Exemple : aza na yombo, kanga goutch (goutte), joueur ngomba, mbua, mbwalala, virus, arbitre kamikaze, équipe epola,  libabe, etc.

Aujourd’hui VNS fait un clin d’œil à l’expression « aza na yombo »utilisé dans le patois kinois du football. Le mot Yombo est connu plus dans le milieu de la beauté kinoise. C’est une pierre traditionnelle venue de l’Afrique de l’Ouest utilisée comme colorant naturel en 1800. Et à Léopoldville (Kinshasa), les musiciens, les jeunes, les dames  et certains gentlemen  se noircissent les cheveux pour avoir une chevelure noire. Une vraie tendance mode de l’époque. Mêmes les seniors (les vieux) appliquaient cette mixture afin de paraitre plus jeunes.

Au stade, cette expression s’applique à un joueur qui rate des occasions nettes de but ou qui rate ses prestations. Ce mot peut aussi définir une équipe  qui perd ses matches successifs. Ce patois se traduit par la poisse, la malédiction, la malchance ou le libabe.

Ici, on considère que le footballeur est envouté. C’est une main noire ou satanique qui est la cause.  On a jeté des sorts au joueur, à l’entraineur ou à l’équipe. Donc, on a appliqué le Yombo. Le footeux n’a pas respecté les consignes données. Et pour conjurer le sort ou « kosukola » joueur, le DCMP a commencé avec l’histoire des Sango ou l’abbé exorciste.