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FALLY IPUPA- Interview Exclusive pour VOILA NIGHT

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Depuis la sortie, l’année dernière, de son album ‘’Power Kosa Leka’’, Fally IPUPA et le groupe qui l’accompagnent parcourent le monde afin de présenter, à tous ses fans mélomanes de tous les coins de la planète, les belles chansons que renferme son dernier opus.

Il faut dire que les cinq derniers mois auront été les plus chargés pour l’auteur de ‘’Sweet life’’ qui a effectué un parcours que l’on pourrait qualifier de ’’tour du monde’’.

Dicap La Merveille séjourne actuellement à Kinshasa depuis plus d’une semaine ; mais son agenda reste surchargé avec des programmes de productions et de concerts qui ne lui laissent aucun moment de répit.

L’équipe de VOILA NIGHT est allée le surprendre dans son lieu de répétition ; ‘’El Ray Mago’’, comme il aime s’appeler. Fally nous retrace son parcours et nous parle de ses projets et même de son hypothétique collaboration avec le célèbre chanteur belge STROMAE.

Voilà : comment te sens-tu après ce long parcours effectué en dehors du pays ?

Fally IPUPA : je dirai que Dieu a fait grâce et tout s’est très bien passé. Nous avions une longue tournée depuis le mois de novembre passé. Et nous l’avions clôturée au mois de janvier. J’avais connu un accident par la suite, Dieu merci ; je m’en suis bien tiré. Nous sommes d’attaque et nous continuons à nous produire. Ce week-end, nous avons des productions à Kinshasa et le week-end prochain, nous serons à Libreville, au Gabon.

Voilà : pouvons-nous avoir une idée de ce parcours ; où étiez-vous ?

Fally IPUPA : depuis le mois novembre, nous avons été en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Sénégal, en Zambie, au Congo-Brazza, à Dubaï. Nous nous sommes également produits à l’intérieur du pays notamment à Mbuji Mayi et à Kananga. Puis moi-même, je suis retourné à Abidjan pour le compte de la fondation de la première Dame de la Côte d’Ivoire, Mme Dominique Watara. Je suis allé par la suite à Manchester, puis à Los Angeles. J’étais également en Afrique du Sud pour participer à une chanson sur l’agriculture. Enfin, j’ai vraiment trop bougé.

Voilà : à ton retour à Kinshasa, le premier concert que tu as livré ; c’est celui du Grand Hôtel à côté de José HENDRIX. Que représente-t-il pour toi ?

Fally IPUPA : pour moi, c’est un artiste talentueux qu’il faut soutenir. Il est certes un bon artiste, mais il ne lui reste plus qu’à devenir Nduliste dans le sens profond du terme. Pour qu’il y arrive, il faudrait que des gens comme nous puissions être là pour l’encourager et lui dire, contrairement à ce qui se raconte ; il n’y a pas de mystique, il n’y a pas de magie, il n’y a absolument rien à part le travail. Il faut juste s’imprégner de tout ce qui constitue l’univers musical. C’est avec le temps et l’affrontement de la vie scénique qu’il trouvera cet élan. Il n’y a pas de raison qu’il échoue puisqu’il a déjà été voté par une multitude de gens qui croient en lui. Dans ma vision, outre notre présence, il faut que d’autres artistes viennent pour ouvrir d’autres portes à notre musique et créer la diversité. En tant que parrain de Vodacom Best of the Best, j’avais le devoir de soutenir ce projet.

Voilà : ensemble vous avez réalisé une belle chanson intitulée ‘’Bella Signorita’’, mais jusqu’où irait votre collaboration ?

Fally IPUPA : il fallait bien que l’on réalise ce premier single pour montrer la couleur de sa vision. Nous avons réalisé un beau clip, et je crois que les gens vont apprécier quand ce sera disponible. Lui-même est un artiste, il sait ce qu’il fera pour la suite. Moi, je serai toujours là quand il aura besoin de moi. C’est une histoire de famille maintenant.

Voilà : un des grands moments de ce concert du Grand Hôtel était ton interprétation de quelques titres du feu King Kester EMENEYA. Dis-nous quelles pensées tu gardes de cet artiste disparu ?

Fally IPUPA : c’est un très grand chanteur que nous venons de perdre. Il suffit simplement d’écouter ces chansons pour comprendre la portée de son inspiration. Il avait une longueur d’avance sur le plan artistique. Les harmonies de ses accords et ses mélodies étaient très différentes. Paix à son âme ! Et heureusement pour nous, il a laissé des œuvres qui inspireront des générations et des générations. En écoutant ses œuvres même nos enfants se rendront compte qu’il y avait dans ce pays un grand artiste qui faisait bien son travail.

Voilà : parlons de toi, tu as un album sur le marché, es-tu satisfait de son rendement ?

Fally IPUPA : en tout cas, je ne me plains pas. L’album se comporte bien. Si on veut jeter un œil sur notre marché du disque ; on peut dire que parmi les cinq albums que l’on peut citer, le nôtre occupe entre la quatrième ou la troisième place sur le hit. Je pense que ça va. Et puis l’album n’a pas encore totalisé une année depuis sa sortie mais on a effectué beaucoup de déplacement. On a joué un peu partout. Pour moi, c’est bon.

Voilà : tu fais beaucoup de collaboration avec des artistes d’autres pays, comment tu t’y prends ?

Fally IPUPA : jusque-là je n’ai pas invité plus de six artistes sur mes propres chansons. Tous les featuring sont des invitations des artistes qui souhaitent avoir un peu de ma couleur musicale dans leur morceau. Il y a maintenant  plus de sept ans, j’avais dit que le featuring est une bonne chose pour s’échanger culturellement. Un artiste peut te faire voyager dans son univers et toi aussi, tu fais pareil pour bien de l’art. Les gens ne le comprenaient pas ; c’était un peu trop savant pour eux. Mais aujourd’hui, tu vois, c’est pratiquement trop facile. Nous ne pouvons pas faire que ce qui a été fait. Il faut innover et ramener des collaborations.

Voilà : parlant de collaboration, l’artiste belge Stromae a parlé d’un duo avec toi dans une chanson, quel en est-il ? Etes-vous en train de préparer quelque chose ensemble ?

Fally IPUPA : on n’a pas encore eu le temps de se voir. Je bouge trop et lui aussi. Il est actuellement l’artiste qui caracole en tête de liste dans la musique francophone. Je crois qu’on finira par se rencontrer surtout que nous sommes affiliés dans une même maison de disque, l’Universal. On pourra composer quelque chose de très fort pour satisfaire le fan de Papaoutai et ceux de Sweet life ou d’Oriengo. Rien n’est encore entrepris jusque-là.

Voilà : quel est ton agenda pour le prochain trimestre ?

Fally IPUPA : le prochain week-end, je serai à Libreville, au Gabon. D’autres programmes, nous les annoncerons plus tard. Aussi, nous sommes en train de préparer l’album des musiciens qui m’accompagnent. Au mois de mai déjà, nous accélérerons les travaux de finissage toujours dans le souci d’inonder le marché.

Voilà : le 30 mars, on te retrouve sur une affiche pour un concert au Romeo Golf ; tu joues dans quel cadre ?

Fally IPUPA : c’est dans le cadre de la clôture du mois de la femme mais surtout pour soutenir les femmes de l’est de notre pays. Les désirs des femmes sont des ordres pour moi. On fera une fête ensemble pour bien clôturer leur mois.

Voilà : question de curiosité, d’où viens ton goût pour les vêtements ; étais-tu mannequin avant de devenir musicien ?

Fally IPUPA : je suis de la commune de Bandal. Et depuis longtemps, les jeunes de Bandal sont trop pointus en matière d’habillement. Ils ont un goût affiché pour la mode, pour la forme comme on le dit. Pour ma part, je l’ai beaucoup plus développé par le fait d’observation suite à mes nombreux voyages à travers le monde. Je l’ai perfectionné comme dans un cinéma « Neti na film ». Je suis devenu un Fashion victime, un Fashion Addict ; c’est-à-dire, un amoureux du style.

Voilà : pour finir, que penses-tu de voilà night ?

Fally IPUPA : J’espère que ce sera un site édifiant. Un site qui va éduquer et conscientiser les gens. Il y a beaucoup de sites aujourd’hui qui font n’importe quoi et ne présentent rien qui valorise la culture et notre image à nous les congolais. Je pense que ce site fera la différence et vendra les valeurs de ce qui fait notre identité. A tous nos fans, je dirai que s’ils veulent avoir nos informations, ils les trouveront ici.

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