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DJANELLI, UNE CHARMANTE VOIX ENTRE L’EUROPE ET LA RDC

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djanelli

Djanelli est une des belles voix que compte la musique universelle tendance zouk. Elle est a une triple origine. Elle réside en France mais se rattache beaucoup plus à sa souche congolaise. Actuellement, elle est à Kinshasa pour la préparation de son troisième album. Elle fait une musique aux rythmes savamment malaxés entre la World Music, le zouk, le coupé-décalé et la rumba. L’équipe de voilà night l’a croisée quelque part dans la ville. Voici l’interview qu’elle a bien voulue nous accorder.
Voilà   : comment te présentes-tu ? Quelle est ton origine et comment t’es-tu retrouvée dans la musique ?

 

Djanelli : je m’appelle Djanelli. Je suis d’origine italienne, corse et congolaise. Mon père est d’origine italienne et corse et ma mère est congolaise. Je suis chanteuse et j’évolue dans la musique depuis maintenant une quinzaine d’années. J’ai commencé par de la rumba pure dans un groupe marseillais qui s’appelle BANA MARSEILLE ; ensuite, on s’est regroupé avec quelques amis dans un autre mouvement musical, un peu plus moderne qu’on a appelé BLACK MUSICA. Dans cette dernière formation musicale, on était beaucoup plus influencé par le NDOMBOLO ; et ça nous a permis de faire quelques tournées un peu partout en Europe. Après, Il y a eu quelques moments un peu vide dans notre évolution. La musique ayant ses réalités!

Puis, j’ai été découverte par la SECTION ZOUK qui est la plus grande maison de disque de zouk à Paris. Elle m’a proposé de faire un titre dans une compilation de chansons de son style. Ça s’est bien passé. J’ai enchainé un album après, puis le second et là, je suis sur le troisième. Je me suis bien adaptée à ce style de musique parce que je trouvais que ça me ressemblait. C’est doux, sensuel et romantique. Je suis un tout petit peu comme tout ça!

 

Voilà   : tu as un côté congolais mais tu fais le zouk. C’est un style antillais, donc étranger par rapport aux genres musicaux de la RDC. Penses-tu apporter un plus à la musique congolaise ?

 

Djanelli : j’apporte justement ce côté féminin, ce côté sensuel mais aussi le lingala, langue congolaise dans cette musique aux influences culturelles antillaises. Ça fait un métissage que je revendique pour que l’on ne me confonde pas avec les filles des îles. Je les aime beaucoup mais je n’ai pas leur identité. Je suis congolaise et je voulais ramener un autre genre de musique douce que la rumba au Congo.

 

Voilà   : Où est-ce qu’on te localise ? Où se situe ton siège de travail principal puisque tu vis à Paris?

 

Djanelli : mon siège principal pour le travail est à Paris. J’habite avec ma famille en Aix-en-Provence, dans le sud de la France. Mais pour la préparation de troisième album, je suis à Kinshasa.

 

 

 

Voilà   : Comment te prennent tes gens ici à Kinshasa ? Pour eux, tu es une congolaise ou une italienne ?

 

Djanelli : on ne prend ni pour l’une ni pour l’autre. Ici, c’est « mundele » quand tu as une peau blanche… (Rires). Je ne sais comment ils me prennent. Je suis Djanelli.

 

Voilà   : Et pour toi-même, de quelle origine tu te sens le plus proche ? Européenne ou congolaise ?

 

Djanelli : Je crois que la magie du métissage, ce qu’on arrive à se sentir les deux. C’est-à-dire que je peux me retrouver avec les européens en France, en province ou n’importe où, à manger un bon fromage, à prendre un bon vin ; ça ne me dérange pas du tout. Je suis à l’aise. J’adore la France. Paris, c’est magnifique. J’aime la campagne, je m’y sens bien. Et ce que j’aime au Congo puisque je suis d’ici ; et je n’aimerai pas parler d’autres pays africains quoique j’ai vécu plusieurs années à Conakry, en Guinée, en Afrique de l’ouest que j’ai beaucoup aimé aussi…mais le Congo, je trouve que c’est une belle terre. C’est grand, c’est vaste. Il est impressionnant! Je suis allée voir la chute de Zongo et j’ai touché du bout de doigt la force de la nature ; je me suis dit qu’il y a un Dieu. Je me suis sentie petite. Quand tu vois des choses comme ça, ça te marque. J’aime les deux pays.

 

Voilà   : Quel est ton programme pour le prochain trimestre ? Et surtout la date de la sortie de ton album ?

 

Djanelli : Dans les mois qui suivent, j’espère sortir mon album. Je pense aussi faire quelques featuring avec des artistes connus ou avec ceux qui ne sont pas connus pourvu qu’ils aient du talent. La date pour la sortie de l’album n’est pas encore précise. Je demande simplement à mes fans de rester attentifs. Quand ils vont commencer à trop me voir à la télé, ça voudrait dire que je serais en pleine promotion pour annoncer la sortie de l’album. Ce sera très intéressant. Il y aura la participation des artistes qu’ils aiment. Il y aura du nouveau. Je vais rester dans le zouk et dans d’autres morceaux un peu mouvementés ; une très grande diversité et je pense que ça va leur plaire.

 

 

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