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DIEUDONNÉ KABONGO: QUI ÉTAIT CET AMBASSADEUR DE LA CULTURE ÉTEINT BRUTALEMENT SUR SCÈNE ?

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DIEUDONNÉ KABONGO
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Bienvenue à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. Le pays regorge de plusieurs talents, dans divers domaines tel que ; la musique, la peinture, les performances artistiques, la comédie, le cinéma, etc.
Si certains excellent dans ces domaines au pays, d’autres eux ont choisi de faire carrière hors du pays. C’est dans cet ordre d’idée que nous vous présentons, DIEUDONNÉ KABONGO un Congo que les générations actuelles et futures doivent connaître.

Congo-tourisme décrit l’homme comme un humoriste polyvalent, homme de théâtre, comédien, conteur, musicien et imagine de l’anticolonialisme Il était installé en Belgique depuis 1970. Dieudonné Kabongo Bashila est né en 1950 au Katanga.

Il était une figure frappante remarque de son époque et porteur de la culture congolaise et africaine à travers le monde. Le 11 octobre 2011, il meurt sur scène au Centre Armillaire à Jette (en Belgique), malgré l’intervention immédiate de secouristes présents dans la salle.

Aux Magritte du cinéma 2013, il est nommé à titre posthume pour le Magritte du meilleur acteur dans un second rôle pour L’Envahisseur de Nicolas Provost , Il est inhumé au Cimetière de Boitsfort.

Il s’était surtout fait connaître en remportant le premier prix du Festival du Rire de Rochefort en 1984, en compagnie de son vieux complice Mirko Popovitch dans le spectacle « Méfiez-vous des tsé-tsé », un face à face entre colonial et colonisé.

Spectacle présenté ensuite en France, en Suisse, au Québec et au Congo. Polyvalent, il participait à l’animation de différents événements et émissions de radio et télévision.

Artiste engagé, il a présidé de 2005 à 2010 l’association sans but lucratif d’aide à la jeunesse belge « l’Observatoire Ba YaYa ». Et il a participé à de nombreux débats liés à l’avenir politique de la Belgique et aux problèmes linguistiques de son pays d’adoption, auxquels il s’intéressait particulièrement.

Théâtre :
Méfiez-vous des tsé-tsé
Atterrissage, de Kagni Alem ; Denis Mpunga
L’invisible, de Philippe Blasband ; Astrid Mamina
Droits de Succession, de Vincent Azé & Eric Delcourt
Bas les Masques, de Dieudonné Kabongo, Chris Borry, Lorent Wanson

Filmographie :

1989 : Ti amo (court métrage) de Frank Van Passel :
1992 : La sensation (court métrage) de Manuel Poutte : (Prix spécial du Jury du Festival de Cannes)
1992 : Krapatchouk de Enrique Gabriel
1996 : Le Damier (court métrage) de Balufu Bakupa-Kanyinda : Papa National
1998 : Ça ne se refuse pas de Eric Woreth : Le noir
2000 : Lumumba de Raoul Peck : Godefroid Munungo
2007 : Juju Factory de Balufu Bakupa-Kanyinda : Kongo
2004 : Le plus beau jour de ma vie de Julie Lipinski : Chauffeur taxi
2005 : Le Couperet de Costa-Gavras : Quinlan Longus
2010 : Plus belle la vie : Oncle de Djawad
2011 : L’Envahisseur de Nicolas Provost : Omar
2013 : Les Gars : M. M’Bokami

Les générations récentes entendront parler désormais de Dieudonné Kabongo, qu’à travers ses œuvres. Le Congo et la Belgique regrettent déjà la disparition de cette figure artistique et culturelle majeure de la diaspora congolaise, surnommée le Baobab, et qui s’est éteinte brutalement sans crier gare dans un dernier éclat de rire…

 

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