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DÉCOUVREZ PAUL PANDA FARNANA: LE PREMIER CONGOLAIS QUI A FAIT DES ÉTUDES SUPÉRIEURES EN BELGIQUE

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PAUL PANDA FARNANA

Nous avons décidé de parcourir le passé à la quête des souvenirs d’un homme qui a marqué son époque et qui a fait la fierté du congo. Il s’agit de monsieur Paul Panda Farnana.

Il est né le 12 mai 1888 à Nzemba dans le Bas-Congo. Paul Panda Farnana est arrivé en Belgique en avril 1900 en compagnie du Lieutenant Derscheird, qui était membre de l’expédition Bia.

Son éducation étant prise en charge par la sœur du Lieutenant et il a entamé des études secondaires à l’Athénée d’Ixelles. Elevé par une femme célibataire et artiste, Paul Panda Farnana devient ainsi le premier Congolais à suivre des études supérieures en Belgique (Vilvoorde) et en France (Nogent-sur-Marne).

Devenu agronome, il est engagé par le ministère des colonies en qualité de « chef de cultures de troisième classe ». Il retourne au Congo où il est affecté au jardin botanique d’Eala près de Coquilathville (Mbandaka) en Equateur.

Alors qu’il est en congé en Belgique, la guerre de 1914-18 éclate. Il s’engage alors dans le « corps des volontaires congolais » avec deux autres compatriotes : Joseph Adipanga et Albert Kudjabo.

Tous les trois seront faits prisonniers par les Allemands jusqu’à la fin de la guerre. Marqué par ces années de captivité, Panda se veut le porte-parole du Congo Belge à Bruxelles et multiplie les articles dans la presse rapporte nos confrères de CongoTourisme.

Il fonde en 1919 l’Union Congolaise (Société de secours mutuel et de développement moral de la race congolaise), la plus ancienne association sans but lucratif initiée par des Congolais sur le sol belge.

Et dont l’un des buts consistait à défendre les droits des vétérans congolais de la première guerre mondiale. Mais Panda Farnana a surtout été le premier nationaliste congolais à dénoncer avec virulence les méthodes coloniales mises en place par les Belges. Il réclamait par exemple la généralisation de l’enseignement laïc ainsi que l’accès des Congolais aux universités de la métropole.

Il plaidait également pour la participation de ses compatriotes au sein des instances décisionnelles de la colonie ainsi que pour l’africanisation des cadres.

Militant actif du panafricanisme, Panda collabora avec Paul Otlet, Henri La Fontaine (collaborateur de Otlet), W.E.B. Du Bois et Blaise Diagne à l’organisation du deuxième congrès panafricain tenu à Bruxelles en septembre 1921. Par le biais notamment du ministre Louis Franck, Panda réussit par ailleurs à convaincre les autorités coloniales de ne pas appliquer la peine capitale à l’endroit de Simon Kimbangu accusé de sédition et condamné à mort.

En 1929, Panda revient au Congo où il est nommé directeur de la station de Kalamu (Bas-Congo). Il rejoint son village natal de Nzemba où il fait ériger une école ainsi qu’une chapelle dédiée à Saint-Paul. Il meurt mystérieusement en 1930 à 42 ans. On parlera d’un empoisonnement mais le mystère n’a jamais été élucidé, Panda lui-même restant une énigme rapporte la même source.