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CULTURE AFRICAINE- L’ARBRE À PALABRES

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L'ARBRE À PALABRES
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L’arbre à palabres est une pratique ancestrale des peuples de l’Afrique subsaharienne utilisée pour débattre et régler des conflits au sein d’une communauté. C’est aussi un lieu traditionnel de rassemblement, à l’ombre duquel on s’exprime sur la vie en société, les problèmes du village, la politique et un lieu où les enfants viennent écouter conter des histoires par un ancien du village.

Selon le site Abaobab.com, on peut lire que «la palabre est une coutume de rencontre et de création ou de maintien de lien social. Cela permet également de régler un contentieux sans que les protagonistes ne soient lésés. En Afrique, on se réunit au pied de l’arbre à palabre… pour discuter des décisions importantes à prendre pour l’avenir d’une communauté».

Coutume de rencontre et de création ou de maintien de lien social, la palabre, semble être une véritable institution sociale à laquelle participe toute la population ou une partie de la communauté d’un village.  Si la coutume veut qu’on se réunisse sous le plus grand arbre du village, il apparait que c’est très souvent sous le baobab. Le baobab ou l’adansonia digitata, est un arbre qui a beaucoup d’importance en Afrique sub-saharienne. Avec une durée de vie qui peut dépasser 1000 ans, le Baobab possède une énorme valeur culturelle, sociale et symbolique.  C’est sous le Baobab que les griots s’installaient pour conter à l’ombre, mais également l’endroit idéal où se réunissent les anciens.

C’est pour ces raisons qu’on l’appelle d’ailleurs l’arbre à palabre et il fait office de “détecteur de mensonges” car il est le gardien de la vérité. Ainsi, des personnes peuvent jurer sous l’arbre quand on met en doute une de leurs affirmations. Selon les croyances,  cet arbre reste un arbre très mystique. Il a inspiré plusieurs légendes africaines, certains disent qu’un démon a arraché l’arbre, planté ses branches dans le sol et laissé ses racines en l’air.

Même Madiba, Nelson Mandela, le premier président noir d’Afrique du Sud , voyait lui-même dans la palabre africaine une «institution démocratique à part entière». Dans son autobiographie, il met en avant le rôle déterminant des assemblées dans la vie politique, affirmant que «tous ceux qui voulaient parler le faisaient. C’était la démocratie sous sa forme la plus pure».