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CLAUDIA BAKISA : LA MUSIQUE CONGOLAISE PEUT COMPTER SUR SA NOUVELLE ETOILE

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Claudia Bakisa dans Destiny

Claudia Bakisa, surnommée la « Black Pearl », traduction en français la perle noire, séjourne actuellement à Kinshasa pour assurer la promotion de son album intitulé « Destiny », ou destinée en français. Cet album, le premier de sa carrière, a connu la participation d’autres artistes congolais et non de moindre, notamment Koffi Olomide, Awilo Longomba, Jessy Matador et Fabregas Le Métis Noir qui n’ont hésité à ouvrir les bras à la jeune artiste afin de lui souhaiter la bienvenue dans le riche et profond univers de la musique congolaise. Juste avant son concert du 24 Août dernier, au Palm Beach, la Reine du Tchatcho a accordé une interview exclusive à Voilà Night. Elle a dévoilé tout d’elle, tout de sa musique mais aussi quelque peu de ses projets. Voici l’entretien avec Claudia Bakisa :

 

Voilà Night : Le nom de Claudia Bakisa résonne de plus en plus dans les oreilles du public congolais ; mais si l’on doit quand même tenter une présentation, comment aimerais-tu le faire ?

Claudia B. : Je m’appelle Claudia Bakisa, Black Pearl, la reine de Tchatcho. Je suis chanteuse, voilà ce je peux dire.

Voilà Night : « Reine de Tchatcho » ! Mais qui t’a intronisé Reine dans le royaume Tchatcho ?

Claudia B. : C’était au studio, quand j’enregistrais la chanson Fiko Fiko Fion ; la chanson que j’ai faite avec Koffi Olomide que les gens ont trouvé que je chantais bien. Pour eux, j’étais la première fille qui reprenait, le mieux, la rumba, disons les rythmes de Koffi. C’est ainsi qu’ils m’ont surnommée la reine de Tchatcho.

Voilà Night : tu viens de signer le premier album de ta carrière qui s’intitule « Destiny » ; comment se comporte-t-il depuis sa sortie ?

Claudia B. : Très bien. Je suis très contente et je tiens à remercier tout le monde, particulièrement tous ceux qui ont acheté l’album. Le lot qu’on avait sorti le 14 février jusque-là est terminé. Destiny se comporte très bien ; sur Youtube, nous comptons plus 100 000 vues. Et sur ITunes, on vend. En fait, sortir un album pour la première fois et voir que ça marche bien, c’est très touchant et ça me fais un grand plaisir. J’aimerais juste dire merci et continuer à écouter les chansons.

Voilà Night : Destiny renferme combien de titres ? Et quels styles de musique as-tu fait ? Est-ce que toutes les chansons ne sont que des Tchatchos ?

Claudia B. : L’album contient 12 titres. Non, il n’y a pas que le Tchatcho. Destiny est un cocktail, un mélange de plusieurs styles. Il y a du zouk, du soukouss, de l’afrobeat… au final, il y a du tout !

Voilà Night : Tu résides à Londres, mais tu fais une musique principalement influencée par le style Tchatcho alors que l’on sait que le public consommateur du style Tchatcho se retrouve beaucoup plus ici en RDC ; comment comptes-tu t’y prendre ?

Claudia B. : Le public consommateur du style Tchatcho ne se retrouve pas qu’en RDC, il faudrait le souligner. Il y a des gens qui aiment la rumba un peu partout ; au Gabon, en Guinée, le pays de David Monsoh, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, et d’autres pays. Donc, il y a plein de gens qui aiment la rumba congolaise un peu partout. Au-delà de la rumba, j’exploite d’autres styles et je fais un peu de tout. Je suis congolaise mais je vie à Londres. Et c’est toujours intéressant de faire la promotion de son album chez soi parce qu’on est toujours mieux chez soi. J’ai fait la promo ailleurs ; j’étais à Paris, à Bruxelles, en Italie… et maintenant je la fais également ici à Kinshasa. On essaie d’introduire l’album « Destiny » partout. On essaie de faire connaître le nom de Claudia Bakisa et sa musique partout. Même si on me surnomme la reine du Tchatcho, ce style de musique crée par Koffi Olomide qui, d’ailleurs lui-même, est une grande star de renommée internationale ; cela ne veut pas dire que ma musique ne s’arrête qu’à l’audience congolaise. C’est pour tout le monde aussi.

Voilà Night : Il ya très peu de chanteuses sur la scène musicale congolaise ; tu es une nouvelle recrue. Comment as-tu été reçue par d’autres artistes féminines de la musique de la RDC ?

Claudia B. : Bien. Je parle avec presque tout le monde. En fait, je ne connais pas toutes les chanteuses mais avec quelques-unes que j’ai rencontrées, les choses se sont bien passées. Je peux notamment citer MJ 30, maman Tshala Muana, maman Mbilia Bel… voilà. J’ai rencontré maman Tshala Muana une fois et je peux dire que c’était bien.

Voilà Night : Dans l’histoire de la musique congolaise, rares sont les chanteuses qui ont réussi à percer seules sans être accompagnées par un mentor ; parfois c’était de l’intimité qui se créait avec ces mentors. Mais tu t’en sors toi, puisque tu es dans le même mouvement ?

Claudia B. : Moi, je suis sortie seule. Je travaille et je suis produite par une maison de production qui s’appelle Publicom studio. Et j’ai toujours des gens qui me donnent leur coup de pouce, comme mon frère Djino Equalizer, celui qui était un ancien musicien de Wenge BCGB de JB Mpiana…

Voilà Night : Djino Equalizer, c’est ton frère ?

Claudia B. : Oui, c’est mon grand frère.

Voilà Night : Donc, on peut en déduire que Claudia Bakisa est issue d’une famille d’artistes ?

Claudia B. : Oui. Nous avons pris ce goût de la musique par le biais de notre mère qui aimait beaucoup chanter, voilà. Mais pour revenir à votre question ; j’évolue seule, je n’ai pas de mentor. Je suis plutôt entourée de gens qui se proposent de m’aider dans ce monde de business où je me sens un tout petit peu comme un bébé. Des gens m’apportent leur assistance en termes de conseils et j’avance.

Voilà Night : Parlons un peu vie privée ; Claudia est-elle mariée ?

Claudia B. : Non !

Voilà Night : Fiancée ?

Claudia B. : Non, pas encore ! Mais je suis occupée.

Voilà Night : C’est bien de prendre cet angle en termes d’occupation. Ce Monsieur-là qui t’occupe, comment vit-il ta carrière professionnelle en musique ? Claudia est quand même une belle femme, elle doit avoir de contrats à signer, de voyages à faire…tout ça, comment ton occupant le vit ?

Claudia B. : C’est un job pour moi. C’est comme ça qu’il le prend. Pour sortir avec quelqu’un, tu dois d’abord considérer ce que la personne fait et apprendre à supporter. Voilà !

Voilà Night : C’était donc la condition qui tu avais donné à cet occupant ?

Claudia B. : Non ! (Rires). Non, je n’ai pas donné des conditions ; mais avant de venir, tu comprends déjà que la personne est une chanteuse et voilà ! C’est un boulot. Et c’est un peu comme toi, tu es en contact avec plusieurs chanteuses comme moi, et avec d’autres personnes ; donc, la fille qui doit sortir avec toi doit savoir que ça fait partie de ton boulot.

Voilà Night : De l’avis de beaucoup de personnes, pour les hommes, ça passe facilement ; mais pour les femmes, ç’est un peu dure à tolérer !

Claudia B. : Je sais que c’est difficile mais bon il comprend.

Voilà Night : Monsieur l’occupant, lui comprend ?

Claudia B. : Oui, je crois ! (sourires).

Voilà Night : On t’a surnommé la reine de Tchatcho ; est-ce le seul style que tu penses mettre évidence ou penses-tu également à la variation de style ?

Claudia B. : Non, ce n’est pas le seul style que je mets en évidence. Déjà, dans mon premier album « Destiny », j’exploite d’autres styles. Il y a aussi des projets en préparation dans lesquels il y aura beaucoup d’autres choses. La reine de Tchatcho est un surnom qui m’a été attribué parce que les gens estimaient que je faisais bien ce style. C’est le style de Koffi Olomide. Et Koffi, c’est un grand artiste. Si les gens pensent que j’arrive à bien faire un style mis en place par un artiste aussi grand que Koffi Olomide, c’est une fierté pour moi ; et je ne peux que l’accepter.

Voilà Night : Tu as parlé d’un projet en préparation, peux-tu nous en dire u peu plus ? Qu’est-ce que tu prépares ?

Claudia B. : C’est vraiment au stade d’un projet. Je ne suis pas encore autorisée d’en parler maintenant. Tout ce que je peux dire pour l’instant, c’est que ce projet va vraiment plaire à tout le monde. Par rapport à « Destiny », on a eu le temps d’écouter tout ce que les disent sur l’album. Et puis, on regarde le marché, comment est-ce que les choses évoluent. Par rapport à ça, on va faire quelque chose de bien.

Voilà Night : Quel est ton agenda durant tout ton séjour à Kinshasa ?

Claudia B. : le 24 août dernier, j’ai livré un concert, genre Barbecue-show case à Palm Beach. Je suis encore là jusqu’au 30 août. Et le 30 août justement, je suis invitée au concert de Werrason à l’hôtel Invest. J’ai l’honneur d’en faire la première partie. Nous sommes encore là pour la promotion de l’album « Destiny ». Nous essayons de foncer, de réveiller encore la promo ici à Kinshasa ; parce que généralement à Kinshasa quand l’artiste n’est pas sur place, c’est comme si la promotion faiblit un peu. Donc, nous sommes encore pour secouer les choses. A part le concert de Werrason, il y a encore beaucoup de choses à faire ; mais nous attendons certaines conclusions avant de nous prononcer.

Voilà Night : On finit, as-tu un message particulier à faire passer ?

Claudia B. : Je dirai d’abord merci à tout le monde. Merci à tous les fanatiques de la bonne musique, continuez à consommer Destinée. Abonnez-vous sur ma chaîne Youtube, il y a tout. Vous pourriez écouter toutes les chansons de l’album. Vous pouvez également me rejoindre sur ma page Facebook pour avoir de mes nouvelles. Continuez encore à me soutenir comme je l’ai dit tantôt, je suis encore un bébé ; donc, j’ai vraiment besoin de vous.  Je vous aime bien.

Voilà Night : Un mot sur Voilà Night ?

Claudia B. : Je ne connaissais pas le site. C’est Leny, mon manager qui me l’a montré. Continuez, vous faites un bon travail. C’est de la qualité, ce que vous faites. Tu vois, ici chez nous, on n’a pas trop tendance à faire de choses en ayant un regard pointu sur la qualité. Chez vous, on voit la qualité et tout, c’est bon ! Continuez!

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