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AU MOZAMBIQUE, L’ÉNIGME DE LA BIÈRE QUI A TUÉ 75 PERSONNES ENFIN RÉSOLUE

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Bière

Vous souvenez-vous de la nouvelle inquiétante de la mort mystérieuse de 75 personnes au Mozambique, au tout début de cette année, après l’ingestion d’une bière ? Cela avait défrayé la chronique et avait ému tout le continent africain. Les conclusions hâtives tablaient sur la piste d’un empoisonnement criminel. Mais nous savons maintenant qu’il n’en était pas question.

Les experts chargés de mener l’enquête autour de cette affaire viennent de dévoiler les résultats de leurs analyses. La bière artisanale en question avait été brassée avec une farine de maïs contaminée par une bactérie toxique, a annoncé le ministère de la Santé de la République du Mozambique.

La brasseuse, qui figure parmi les victimes, a utilisé une farine de maïs détériorée par de l’eau de pluie pour préparer 210 litres de bière artisanale, explique Ilesh Jani, directeur de l’Institut mozambicain de la santé, une branche qui dépend directement du ministère de la Santé.

La population locale avait jugé cette farine impropre à la consommation, mais utilisable pour brasser de la bière,  précise monsieur Ilesh Jani lors de la conférence de presse tenue, hier mercredi 04 novembre à Maputo.

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Cette bière avait été servie à Chitima, au Mozambique,  le 9 janvier 2015, à des personnes de retour d’un enterrement. Le soir même, des victimes avaient été retrouvées mortes chez elles, et de nombreux malades présentant des diarrhées et de fortes douleurs musculaires s’étaient rendus au poste de santé local. Au total, 232 personnes avaient été affectées par l’ingestion de cette bière frelatée, dont 75 étaient mortes dans les jours qui avaient suivi.

Une enquête avait été ouverte alors que les medias et les réseaux sociaux multipliaient les spéculations sur l’hypothèse d’un empoisonnement criminel à la bile de crocodile dont il faudrait d’énormes quantités pour intoxiquer mortellement autant de personnes. Des échantillons de la boisson, de sang et de liquides gastriques avaient alors été envoyés au Portugal et en Afrique du Sud pour être analysés, sans succès durant plusieurs mois.

C’est finalement aux États-Unis qu’a été identifiée la bactérie “Burkholderia gladioli”, dont la présence a été retrouvée dans la farine de maïs détériorée. L’énigme est enfin résolue !

Le directeur de l’Institut mozambicain de la santé a conclu sa conférence de presse par des exhortations à la vigilance, insistant sur la nécessité de prendre des précautions d’hygiène lors de la confection de boissons traditionnelles.